Il y a 19 heures, Lolo54 a dit :La seconde guerre mondiale a mis en évidence le pouvoir de l'information et de la communication... La montée au pouvoir spectaculaire des régimes Italiens et Allemand, dits fascistes, avait été facilité par les relais de communication privés. Le rôle des grands propriétaires industriels de l'époque étant bien connus...
Vous n'y êtes pas du tout : la seconde guerre mondiale a quasiment anéantie le secteur de la radio qui etait OCCUPE par des radios privés.
Ce secteur a été le grand perdant de l'apres-guerre puisqu'il sera quasi nationalisé pendant plusieurs decennies.
Même si on peut reconnaitre que les "grands proprietaires" de l'epoque avaient plus ou moins collaboré avec l'ennemi, etait-ce une raison suffisante de ne pas le renouveler ?
Par ailleurs, ces "grands proprietaires" avaient-ils le choix ?
Le fait d'avoir collaboré, parfois avec zèle, relevait d'un choix... Et ceux qui l'ont fait en ont assumé les conséquences. On ne va pas récrire l'Histoire.
Au sortir de la 2nde Guerre Mondiale, il a fallu reconstruire une société qui s'était profondément divisée et où une autre forme de guerre a succédé : La Guerre Froide. La radio fut largement utilisée pour diffuser la propagande soviétique, tout comme les occidentaux l'ont utilisé pour leur propre propagande. C'était l'époque où il fallait brouiller les ondes adverses, et où il fallait doper les puissances d'émission pour passer le plus loin possible au delà du rideau de fer. En ce sens la radio, et la communication en général, étaient une affaire d'états, le secteur privé n'y avait pas sa place.
Si aujourd'hui nous sommes en présence de "rentiers des ondes" avec des empires médiatiques bien en place, où l'innovation ne se fait qu'à l'économie au détriment de la qualité des programmes, c'est peut être aussi parce qu'il n'y a que peu de risques de se voir retirer les autorisations d'émettre. Or, le spectre hertzien, reste un bien public géré par les États sur leurs territoires respectifs. Ce bien, certaines bonnes fortunes se le sont approprié, ne laissant que peu de place aux programmes locaux et aux vrais passionnés des ondes... Pour dégager de la place on demanderait au service publique de renoncer à nombre de es fréquences ? Sans même remettre en question la question de l'attribution et du maintien des autorisations ? Ce serait sans compter avec l'avidité des rentiers qui nous referaient le même coup que lors des précédents plans d'attribution. Au bout de 10 ans, pour rentabiliser un peu plus il serait à nouveau nécessaire d'abandonner des fréquences et ainsi de suite...
Dans un autre domaine, le patron de Nestlé considère que l'eau n'a pas à être un bien public, ou un bien commun à l'humanité... Le même qui assèche les réserves d'eau potable du secteur de Vittel / Contrex, et qui veut pouvoir revendre cette eau à vils prix aux habitants du secteur qui jusqu'à présent ont toujours bénéficié de la même eau au robinet que celle contenue en bouteille.
Dans cette logique : Quand tout sera privé, on sera privé de tout !
On ne va pas certes réécrire l'histoire : ceux qui ont été accusés de collaboration n'avaient guere le choix. C'etait ca ou la mort.
Le 29/12/2021 à 11:59, Lolo54 a dit :Au sortir de la 2nde Guerre Mondiale, il a fallu reconstruire une société qui s'était profondément divisée et où une autre forme de guerre a succédé : La Guerre Froide. La radio fut largement utilisée pour diffuser la propagande soviétique, tout comme les occidentaux l'ont utilisé pour leur propre propagande. C'était l'époque où il fallait brouiller les ondes adverses, et où il fallait doper les puissances d'émission pour passer le plus loin possible au delà du rideau de fer. En ce sens la radio, et la communication en général, étaient une affaire d'états, le secteur privé n'y avait pas sa place.
Le secteur privé etait dominant avant la seconde guerre mondiale; apres 1945, il est passé en voie d'extinction. Nous dirons qu'il n'y avait plus sa place.
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