Extrait de la page FB "radios du monde"
Christer Hederström dénonce les mensonges du lobbying du DAB+.
C'est un consultant suédois réputé dans le domaine de la politique des médias depuis la fin des années 60.
On lui doit plusieurs livres et articles de journaux et participe régulièrement à des programmes de radio et de télévision.
Il critique les propos du président de World DAB, Patrick Hannon et ses déclarations qui font croire que « 2020 était une bonne année pour DAB + ».
Il conteste les informations biaisées ou exagérées sur le DAB qui ont circulé au fil des ans.
Christer Hederström trouve malheureux que ces informations aient été acceptées sans discrimination par la presse en Europe et aux États-Unis. La mission journalistique devrait être de découvrir de fausses nouvelles propagées par l'industrie des médias.
Selon lui, beaucoup ne réalisent pas que World DAB est une organisation dont le but est de promouvoir la marque «Digital Audio Broadcast» introduite, il y a 25 ans au Royaume-Uni, en Norvège et en Suède.
Un organisme de lobbying, aussi ingénieux, ne nous racontera bien sûr jamais l’histoire complète avec tous les faits incommodants concernant le DAB.
Ainsi, au-delà du barrage d'informations des parties prenantes du DAB, il y a beaucoup de réclamations qui remettent en question et demandent à enquêter.
World DAB a réussi à faire pression en faveur d'une exigence du code de communication de l'UE selon laquelle les autoradios des voitures particulières neuves doivent pouvoir recevoir «la radio numérique terrestre ».
Ce n'est PAS une exigence « pour recevoir DAB+ » mais bien « pour recevoir radio numérique terrestre »!
Favoriser le DAB+ serait d'ailleurs contraire aux règles de concurrence de l'UE, car il existe également d'autres systèmes pour la radio numérique terrestre. Par exemple le système DRM (établi en Inde), la radio HD (utilisée aux États-Unis) et la technologie mondiale émergente 5G Broadcast.
En fait, l'Union européenne n'a pas recommandé ni défini le DAB ou tout autre système comme norme pour la radio numérique.
Où sont les auditeurs DAB, vraiment? L'introduction du DAB dans un pays ne signifie pas que les auditeurs abandonneront la FM et le haut débit.
À l'exception du Royaume-Uni, World DAB n'a présenté aucun chiffre d'écoute DAB. Il est estimé que moins de 1% de la population mondiale écoute aujourd'hui la radio DAB.
Dans la plupart des pays, la «radio numérique » n'est pas DAB, c'est la radio sur Internet.
Après le fiasco en Norvège, les parties prenantes du DAB sont suffisamment intelligentes pour signaler uniquement «l'écoute numérique», qui comprend à la fois le DAB et en ligne.
De grandes tentatives sont faites pour cacher la vérité.
En réalité, l'auditeur de la radio norvégienne n'est pas satisfait du passage national de la FM au DAB.
En Suède voisine, la diffusion DAB existe toujours, mais il y a extrêmement peu d'auditeurs.
Depuis 1995, 82 millions de récepteurs DAB / DAB + ont été vendus dans le monde... à comparer aux 6 milliards de récepteurs FM et maintenant plus de 2,5 milliards de smartphones.
La vente de récepteurs autonomes diminue tandis que le smartphone / voiture connectée sera la seule future plateforme d'écoute radio à défier la radio FM.
La BBC, pionnière du développement du DAB dans les années 1990, considère désormais Internet comme la plate-forme la plus importante pour la radio et la télévision du futur.
La BBC teste déjà, avec succès, la diffusion 5G en Écosse.
Les tentatives d'inclure DAB dans les smartphones n'ont pas abouti. Un récepteur DAB consomme plus d'énergie qu'un récepteur FM correspondant.
Les chances que DAB devienne une plate-forme d'écoute radio majeure au Royaume-Uni ou ailleurs sont minces.
Alors pourquoi continuer d'essayer ? Se demande Christer Hederström.
Il n'y a aucun signe d'acceptation du DAB dans les 11 plus grands pays au monde, dont la Chine, l'Inde, les États-Unis, le Brésil, la Russie, le Mexique et le Japon. Ces pays rassemblent ensemble la moitié de la population totale du monde.
Aujourd'hui, la plupart des récepteurs autonomes vendus, y compris la radio embarquée, sont capables à la fois de FM et de DAB.
En Suède, une nouvelle voiture est une voiture connectée. Dans un pays à large bande mobile bien couvert, cela offre une diversité et une qualité sonore supérieure pour la radio en ligne également dans votre voiture.
FM est toujours disponible en tant que système d'alerte d'urgence (EAS) robuste dans la plupart pays (sauf la Norvège).
La Finlande a récemment adopté une loi nationale exigeant la FM pour toutes les nouvelles voitures.
Certains pays opteront pour d'autres systèmes numériques pour la radio terrestre telle que DRM et HD Radio avec une meilleure couverture géographique que DAB.
Ces systèmes utilisent des bandes de fréquences actuelles pour la FM (VHF II) ainsi que pour les ondes courtes, moyennes et longues.
Investir dans des émetteurs DAB à courte portée sera trop coûteux en dehors des zones métropolitaines.
C'est déjà à l'ordre du jour en Australie, en Inde, au Brésil et en Russie.
La FM sera probablement conservée pendant des décennies dans la plupart des 220 pays et territoires du monde.
La Norvège occupe une position unique au monde en tant que le seul pays où la FM a été remplacée par DAB pour son réseau national (FM est conservé pour la radio locale).
La Suisse pourrait emboîter le pas à 2023.
En Australie, le DAB est établi dans les zones métropolitaines, mais AM et FM seront conservés.
Le Canada, Hong Kong, Taïwan, le Portugal, l'Espagne, la Lettonie, la Hongrie, la Finlande, la Suède, l'Irlande et la Nouvelle-Zélande figurent parmi les pays qui ont déjà testé le DAB et / ou refusé l'investissement public au niveau national.
Certaines technologies numériques sont de courte durée. Souvenez-vous du CD, de la cassette DAT.
L'avis d'un expert indépendant du lobbying, comme Christer Hederström remet sérieusement les pendules à l'heure face aux déclarations du lobbying du DAB+.
Ces déclarations ont été diffusées largement par la presse nordique et par la presse spécialisée étrangère, mais... par aucun média de chez nous.
Reste à savoir si les diffuseurs engagés dans le DAB+ arriveront un jour à prouver leur capacité d'offrir aux auditeurs une couverture au moins égale à celles assurées par les autres réseaux : FM ou AM !
Auront-ils les moyens techniques et financiers ?
Dans l'attente, on a déjà envoyé à la mitraille des émetteurs et des antennes compatibles avec les autres techniques numériques. Ils auraient permis une couverture à 100% sans aucuns grands investissements, comme c'est le cas en Asie.
Une diffusion en Dab coûtant aux opérateurs 3 à 5 fois moins cher qu'une diffusion en Fm, la question des moyens financiers pour les opérateurs est mal posée. On peut aussi se demander : jusqu'à quand les opérateurs accepteront ils de supporter les énormes coûts de diffusion en Fm ? Pour le reste du discours un peu complotiste sur un présumé "lobby" du Dab+ et les chiffres d'audience qui seraient soigneusement cachés, un début de réponse avec l'étude Ipsos réalisée en Belgique après 18 mois de diffusion Dab...
https://www.lalettre.pro/Etude-IPSOS-le-DAB-cartonne-en-Belgique_a25435.html
Cette page Facebook rassemble les nostalgiques des ondes longues, moyennes et courtes. Il suffit de jeter un coup d’œil sur cette page pour le voir. On y trouve notamment des posts sur Radio Taïwan International...
Ils sont opposés au DAB+ et n’y voient pas les intérêts notamment pour les radios. À les écouter, si il n’y avait qu’eux, la FM n’existerait même pas.
il y a 9 minutes, JulienBreizh a dit :Cette page Facebook rassemble les nostalgiques des ondes longues, moyennes et courtes. Il suffit de jeter un coup d’œil sur cette page pour le voir. On y trouve notamment des posts sur Radio Taïwan International...
Ils sont opposés au DAB+ et n’y voient pas les intérêts notamment pour les radios. À les écouter, si il n’y avait qu’eux, la FM n’existerait même pas.
Autant je comprends les arguments d'un Alain Weil, qui n'a pas intérêt, en qu'operateur radio ET telecom, à voir le Dab émerger, autant j'ai du mal à comprendre l'hostilité de quelques radioteurs qui s'obstinent à désirer (et prédire) son échec. En quoi cela les met il en danger ? Si le Dab echoue, ce sera au détriment des opérateurs qui y auront investi, mais pas des auditeurs. C'est étrange !
Si le DAB peut permettre de diffuser des contenus singuliers, allons-z'y : j'ai trois projets dans les cartons.
- Une radio qui passerait des mixes, de la dance et de la techno et des import la nuit
- une radio oldies plus disco-funk et italo tout en conservant l'option edm et techno la nuit
- une radio plus soul avec de l'italo et du disco tout en mixes
Il est vrai que ce sont les francais qui doivent apporter les moyens des investissements de l'etat.
Dans de telles conditions, je vois mal comment on peut changer l'equipement pour ecouter la radio.
Soit on passera à autre chose, soit on reviendra aux fondamentaux : cette fameuse bande Am soit-disant dépassée mais tellement pratique lorsque les équipements faute d'être entretenus, partent en fumée.
On suppose que Luc fait allusion aux frais de diffusion pour Radio France, indirectement financés par la redevance (à moins que ce soit par la publicité dont les recettes pourraient être deplafonnées). Parler d'investissement de l'Etat n'est vraiment pas sérieux... Et il ne faut pas perdre de vue que le Dab ne pourrait pas décoller en France sans la présence de Radio France, qui a intérêt à sa réussite rapide pour débrancher le plus tôt possible des émetteurs Fm qui lui coûtent un bras (la diffusion Dab étant beaucoup plus economique)
Justement non. Il faut plus d emetteurs pour couvrir une même zone FM. Quand une radio du multiplexe coulera, il faudra que les autres en supportent le prix. Pour les locales, impossible d'avoir son propre emetteur deja rentabilisé depuis des lustres en FM. Et pour l'utilisateur, cout pour changer tous les postes, cout des piles qui s'usent bien plus vite qu'avec un poste sans écran a aiguille et pollution du aux postes usagés que ca engendrerait et que l'état devra en supporter les coûts
Non radio France n'a aucun interet a éteindre la FM car Inter est la première radio de france. Ce serait se tirer une balle dans le pied et personne n'envisage a ce jour d'une coupure même a long terme.
En cas de catastrophes naturelles on fais comment pous s'informer sur son smartphone si le réseau mobile est HS? moi je me suis déja servi de la FM (d'ailleurs, jachète que des modèles avec FM et prise jack) Le DAB+ n'est pas dispo sur smartphone, aucun constructeur ne sort de smartphones dans cette norme donc personne croit en cette norme. En tout cas , bonjour la sécurité si y'avait pas la FM. On en reparlera quand des puces DAB+ seront présent dans tous les smartphones, même haut de gamme.
Par la redevance de radio france. Tout le monde paie pour ce flop et sans le savoir pour beaucoup. On est en pleine pandémie, est ce bien utile de payer pour ca? Je ne pense pas. Ils feraient mieux de sortir le chéquier pour payer des vaccins à tous les français. Ce serait plus utile.
RMC