En reponse à DAB++ :
« Ce n'est pas l'écoute IP qui est en train d'exploser le modèle traditionnel des radios. Ce sont les plates-forme de streaming. »
Le streaming... c’est de l’IP cher ami.
« Entre écouter les 20 mêmes titres en boucle entrecoupés de looongues plages de pub sur NRJ, Fun & co et se composer soi-même sa playlist sans pub sur Spotify ou Deezer, certains auditeurs ont déjà fait leur choix. »
C’est un autre sujet. Une écoute de playlist n’a rien avoir avec de l’éditorial radio... même en boucle. Ne confondez pas vos goûts, vos habitudes et vos rejets avec l’intérêt d’un support toujours consommé et prescripteur.
« L'écoute de la radio en IP reste minoritaire et représente une part infiniment petite de l'audience de chaque radio. Et, encore une fois, un modèle tout-IP rendrait les radios dépendantes du bon vouloir des opérateurs télécoms. Est-ce que l'on veut ? Je ne crois pas. »
L’ip représente aujourd’hui 30% de l’écoute des radios FM. Une moyenne qui s’envole sur les formats plus jeune... le futur est très clair.
« Qui aurait dit qu'un jour une radio sur les nouvelles technologies ferait son apparition ? Qu'un réseau dédié aux enfants ferait son retour ? Que des radios jazz auraient une diffusion nationale ? Qu'une radio consacrée au bien-être serait diffusée à échelle nationale ? Que des radios ayant jusque là une diffusion FM marginale verraient leurs réseaux s'agrandir ? Et nous pouvons continuer ainsi comme cela très longtemps... »
Vous êtes peut-être séduit par la pluralité, ça n’en fait pas des formats à succès incontournables pour autant. Mis à part des programmes destinés au plus petit qui effectivement n’existent pas en FM natio, le reste à peu d’interêt et pour preuve :
Retrouver une radio local sur un autre secteur pour fournir un programme Voicetrack, et un mix de la musique d’nrj, skyrock, RTL2... d’autant plus que chaque zone à déjà sa radio local top 40. À part déstabiliser l’équilibre du marché publicitaire, je ne vois pas l’intérêt.
Vous parlez de radios qui ont des audiences mineurs face à des mastodontes. Vous parlez du Mouv’ qui n’a pas trouvé son public depuis bientôt 20ans ! Sans subvention cette radio n’aurait pas la capacité d’exister. Elle ne fait que reprendre les succès de Skyrock, quel intérêt pour la jeunesse ?
Le format naturel et pertinent du Mouv’, on le connaît hein et c’est certainement pas celui d’aujourd’hui.
L’avoir en DAB ne va pas régler le problème. Et si toutes ces radios existent c’est uniquement grâce à du lobbying et de la politique. Ce n’est en aucun cas pour l’intérêt des auditeurs.
« Sincèrement, ne peut-on pas se féliciter de voir que le paysage radiophonique de chaque ville couverte en DAB+ s'étoffe avec l'arrivée de nouveaux programmes ? »
Ce serait le cas si les formats étaient pertinents ! Des exceptions ne peuvent pas motiver un bouleversement d’un modèle et de son support ! Faut être fou pour penser cela. Le DAB représente uniquement une opportunité de certaines industries pour s’enrichir, ne faisant qu’exploiter la crédulité de ceux qui y croient. C’est bien malheureux, mais c’est la stricte vérité ! C’est un scandale humain et financier bien réel.
« De nouveaux formats ont tenté d'éclore en 2014 quand le DAB+ a été ouvert à Paris, Marseille et Nice. Sans succès. Certaines de ces nouvelles radios ont soit jeté l'éponge car elles ont eu les yeux plus gros que le ventre, soit elles n'ont jamais démarré, soit elles ont fermé... »
Sans succès... pourquoi ? C’est ça la vraie question ! Et la réponse et sans appel !
Qui est responsable de la mise en place de projet qui, dans les faits, ne tiennent pas la route et son donc des echecs !!!!
Et c’est la même chose pour la quasi totalité des locales de France ! On marche sur la tête !!
Le glissement vers des top40 opportunistes, recopiant le travail des natio, se convainquant de servir à quelque chose sous prétexte de faire de la proximité, en volant les événements des natio, ca se fait depuis les années 2000. L’industrie radio s’est totalement détournée de son savoir faire ! Plus personne n’est capable de faire de la radio sans soutraiter. Leur seul gloire réside dans la réalisation de plateau d’artistes ! Mais ce n’est pas notre métier !!! Accepter le jeu des maisons disques pour avoir la dernière vedette à la mode n’est pas une victoire pour la radio !
C’est un aveu d’échec !
Donc développer des radios en DAB, déjà existantes avec ce type de fonctionnement ou enrichir l’offre avec de nouvelles, ça ne change pas le problème de fond.
La réalité, encore une fois, c’est que ceux qui sélectionnent et gèrent les opérateurs sont des usurpateurs ne fessant que de la politique. Tout cela favorisant certains vieux de la vieille qui sont bien contant de voir une concurrence aussi mauvaise. Soit pour exploiter les ressources à travers des services soit pour pour protéger son royaume. Au pays des aveugles...
Et pendant ce temps, la création et l’originalité ( À succès !) est aujourd’hui dans le camps des streamers mais plus en radio. Voilà la réalité. Que chacun parle en connaissance de cause maintenant.