Les animateurs qui laissent la place au voice-track

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·182 messages

Hello !

Le sujet du VT (souvent abordé ici) apporte son lot de mécontents et de pro-vt... 

Il faudrait que la législation émanant du CSA/ L'ARCOM puisse imposer un quota de temps de direct (vrai direct sans vt) aux radios ayant un chiffre d'affaires supérieurs à tant de millions d'euros ... 

Le VT est  salutaire pour les radios locales à petit budget (les A par exemple) pour avoir un semblant de présence antenne par contre il anormal que des radios ou groupes de radios (régionales entre autres) qui font pour certaines entre 1 et 3 millions d'euros (à la louche ... certaines au dessus largement et d'autres au dessous) aient recours au VT..... 

Ces 50 % permettraient au moins de créer de créer de nouveaux emplois et surtout d'avoir un vrai direct ... et pas seulement sur les Mornings... évidemment les locales qui font du direct le matin entre 6h et 10h et le soir entre 16 et 20h sont pratiquement déjà dans le quota il manquerait juste le 10h 14h ou le 20h Minuit en direct ... 

Giem

Et cette loi obligerait également ces « animateurs en direct » à raconter des choses intéressantes ?

Ou pourraient-ils raconter la même chose que les voice-trackers, le principal étant qu’ils soient en direct ?

Pour ma part, je suggère que :

- les directeurs des radios dont le but n’est que de gagner du fric, soient fessés cul-nu en public, le 1er mardi de chaque mois.

- les voice trackers se voient obligés de payer 95% d’impôts, et que ces impôts soient reversés aux radios associatives, sauf celles qui font du voice track.

- tous les contribuables soient obligés d’écouter les radios associatives au moins 3 fois par semaine, sauf celles qui font du voice track.

Vintagesound
En réponse à Giem

Même si votre com est sarcastique ou ironique ... je prends le temps de vous répondre ... 

Choses intéressantes ? Tout dépend de la politique d'antenne si les anims en vt ou pas racontent rien d'intéressant c'est peut être que depuis les années 2005-2010 ont leur demande faire le minimum syndical non ?  cf : la politique d'antenne des GRANDS responsables d'antenne... 

La radio qui fera le choix du direct, du moins j'ose le penser, demandera à ses anims en direct d'avoir des speaks sur l'actu culturelle à chaud (concerts du jour dans la région,  artistes en déplacement dans la région et pourquoi ne pas revenir aux fondamentaux soyons fous  : avoir même un artiste en direct studio le soir avec échange avec les auditeurs en direct (sans pré enregistrement des inserts) etc.. en un mot faire la radio comme elle a été faite et comme elle devrait toujours être faite ... c'est bête quand on y pense ... 

On pourrait même refaire des directs extérieurs ! Mince alors ! 

Tout est question de la volonté de la direction de la radio : Soit faire du fric avec un minimum d'investissements Soit faire (du fric aussi mais avec un peu plus de charges) de la vraie radio avec un maximum d'interactivité, de jeux en direct etc... croyez-moi même l'auditeur lambda se rendra vite compte de la différence entre la radio robinet et la radio contenu ... ;) 

 Pour rappel France Bleu (10h par jour) est en direct il y a du contenu, des inserts, du direct etc.. la recette d'une locale privée ne serait-elle pas justement un mix entre des speaks avec du contenu local (sans parler de la foire au boudin pour autant) et une programmation musicale hits... 

Aprés c'est en fonction du bassin de population et de la zone couverte ... 

AUGUSTUS
En réponse à Vintagesound

C'est justement le *gros* problème des radios privées - et hélas cela devient le problème du Service Public également - c'est à dire être rentable à tout prix. Donc on supprime des postes à tout va (journalistes, animateurs en direct, programmateurs musicaux quand il y en reste encore un mdr). Alors quant aux invités en direct, si ce n'est pas de grosses pointures, ils sont condamnés à disparaître eux aussi si cette politique de pseudo-économies continuent à être appliquée. En somme, c'est l'ultra-libéralisme appliqué aux radios.

Et l'on s'étonne que les auditeurs fuient vers les plate-formes de streaming (Youtube, Spotify,...) ou vers les webradios. Comment ne pas les comprendre et leur donner raison ?

Moi-même, je m'aperçois que je découvre bien plus de choses intéressantes sur Youtube que sur les radios disponibles en FM.

Je pense que le voice-track n'est que le révélateur en fait de cette gabegie.

voicetruc
En réponse à Vintagesound

y'a juste une petite chose que vous oubliez : France Bleu vit de deniers publics et son financement est assuré sans aucun problème chaque année par ces deniers + la publicité .

Facile dès lors de faire un programme riche en personnel quand on a les moyens et un budget conséquent .

Faire des OP, des directs extérieurs, interviews, etc : c'est justement parce que  à moindre frais ces radios privées font appel au voicetrack qu'il leur est possible de se concentrer sur d'autres choses comme l'info ou le travail de promo et de terrain avec leur personnel  et dont le voice track est parfaitement complémentaire quand il est bien fait .

Faire du direct quand c'est nécessaire , pour un journal ou un évènement, naturellement oui  !
en dehors de cela, désolé,  mais pour faire 4 speaks de 30 secondes par heure comme le demandent les radios aujourd'hui, être en direct est inutile. 

 

Antitruc
En réponse à voicetruc

Désolé mais c’est bien mal connaître la radio que de dire ça !

Une radio c’est un tout et les animateurs en sont les meilleurs représentants. Ceux qui pensent le contraire, rendez vos fréquences SVP !

Une opération terrain si elle n’est pas représentée par des gens de la radio identifié, reconnu et investi, cela ne sert à rien !

Ce n’est pas la durée des speaks qui compte mais d’être bien présent et de partager le même instant et le même lieu de vie. C’est tout l’intérêt d’une musicale privée commerciale locale. 
Pour informer, s’intéresser, s’amuser, s’offusquer, être réactif et vivre ! En étant connecté avec les auditeurs ! 
 

De plus, les opérations terrains étaient bien plus nombreuses en local avant 2010. Preuve que l’argent économisé sur des salariés ne participe pas au succès d’une radio mais de son appauvrissement.

Le voicetrack tel qu’il est utilisé en local c’est de l’anti-radio ! Cela permet juste de combler les trous pour satisfaire le CSA et vendre des écrans pubs à moindre coup ! 

C’est une dérive scandaleuse quand on voit le niveau économique des régies publicitaires qui n’a jamais été aussi élevé aujourd’hui avec une masse salariale des antennes qui n’a jamais été aussi basse. 

Comment peut-on laisser faire un truc pareil ?

Vintagesound
En réponse à voicetruc

Je n'ai jamais dit qu'il fallait du France Bleu mais un mix entre une radio hits et du direct avec + de proximité sans pour autant avoir, encore une fois, tous les créneaux faits en direct... 

Des radios privées qui font 3 milllions de CA annuel n'ont pas les moyens d'avoir au moins trois anims en direct chaque jour et en week-end avec au moins deux journalistes pour les journaux et flash du matin du soir + un journaliste qui réalise un max de reportages ? ...

Une grosse radio associative dans le Nord de la France il y a qq années (Canal fm je crois mais pas sûr pour le nom) avait dans son équipe : une dizaine de salariés : journalistes, animateurs, techniciens ...  (bon pas toutes et tous en temps plein  et avec qq contrats aidés dont pourraient bénéficier certaines B d'ailleurs ) budget annuel : 750 000 €  moins de 1 million d'euros .... annuel ... 

Donc l'argument qui repose sur le fait d'avoir le budget de France Bleu pour faire du local... ne tient pas car encore une fois une B n'a pas besoin d'une structure similaire à celle d'une locale FB :  locaux énormes et nombre de salariés (adminsitratif et antenne important : 4 techniciens, 5 animateurs, 5 journalistes (+ ou - selon les locales)).

Lolo54
En réponse à Antitruc

Pour compléter ces propos, ainsi que ceux de Augustus, je me pose la question de savoir si l'élargissement permanent des écrans pub ne contribue pas à rendre le marché publicitaire plus difficile en termes de prospection terrain et de vente ?

Il faut trouver toujours plus d'annonceurs, pour remplir des créneaux de temps importants, au risque de faire baisser le prix de la minute de pub... J'évoque cela par rapport aux difficultés rencontrées sur des supports écrits (journaux locaux, périodiques, publications institutionnelles, etc.), que j'ai pu rencontrer par ailleurs :mrgreen:

Est-ce une erreur d'interprétation de ma part ?

karlos
Le 25/03/2022 à 23:08, aie aie aie a dit :

quand c trop long, y'a forcément la moitié à jeter.

C'est complètement débile comme argument !

MAXXIMUM83Membres +
·403 messages

Bonjour les gens,

Je partage ce que propose Oldschoolspeacker.

On nous impose bien des quotas depuis plus de 20 ans.

Et la finalité d'origine de cette loi a été plus que détournée.

Faut pas pousser.

Avec des formats lissés, dénaturés.

Je ne savais pas que l'auditeur (c'est vrai qu'il y en a beaucoup, n'est-ce pas !), la qualité des nouveaux talents, comme des rotations, s'en sortaient grand gagnants.

Bonjour chez vous.

CRICRI DE CHACHA

Pardonnez-moi de vous dire que cette loi a été pondue  une epoque où NRJ nous abreuvait de boy's bands qui n’étaient pas joués ailleurs.

Grace à cette loi, celà obligeait les autres radios à jouer les titres francais et les boy's bands tout en neutralisant les concurrents trop thematiques.

On aurait pû penser que celà aurait pû profiter à M40; helas, on a préféré se tourner vers des golds et fermet la station.

Tout benef pour la panthere !

Yaka
Le 17/03/2022 à 06:40, R0uLi a dit :

Le voicetrack est mal vu ici car les animateurs d'ici se font piquer le boulot par des boites de prod mais d'une manière générale

Et pourtant les radios postent régulièrement des annonces de recrutement. Mais parfois ça viens pas parceque "trop loin de paris"(je l'ai déjà vu) ou des raisons abjectes parfois.

Il y a 16 heures, Invité Giem a dit :

Et cette loi obligerait également ces « animateurs en direct » à raconter des choses intéressantes ?

Ou pourraient-ils raconter la même chose que les voice-trackers, le principal étant qu’ils soient en direct ?

Que t'ai quelqu'un en studio ou pas, y'a les mêmes trucs à promotionner donc ça reviens strictement au même au final.

Pour l'auditeur c'est invisible, ce débat est inutile à mes yeux.

A croire que certains font ce débat puisque ils ont postulé dans une radio mais qu'ils ont pas été pris et que c'est un voice trackeur qui à pris leur "place".

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