Tout est dans le titre ....
Le Secrétaire Général du SIRTI aurait eu des remontées de radios de catégorie B mécontentes de voir certaines radios de catégorie A engrenger des contrats publicitaires qui, selon certains responsables de radios B, porteraient préjudice à leur équilibre économique ....
De plus il est question de "comportements problématiques de certaines A" dans les domaines suivants :
- Comportements anti-concurrentiels (tarifs ? normal l'audience est souvent inférieur donc tarif adapté ..)
- Non respects flagrants des programmes ... (on peut évoquer le VT à 80 90 % chez le B alors que dans leur convention il est sûrement précisé des présences physiques au micro.... non ?) ......
- Certaines radios A commercialisent de la pub au delà des 20 % autorisés ...
Petit rappel au SIRTI ...
Les radios A en 2022 (pour certaines) n'ont plus rien à voir avec les radios A de 1981 ... Certaines se professionnalisent, se structurent etc.... évolution de la radio oblige (techniquement, humainement, programmes ... ) et surtout les partenaires institutionnels (Mairies, Etat, Conseils Départementaux etc.. ) demandent des dossiers plus complets et solides avant le versement de subventions entre autres : audience, programmes etc.. fini la radio locale qui bénéficie automatiquement de subventions sans rendre des comptes ....
Depuis ces 10 15 dernières années les subventions ont fondu comme neige au soleil ... hormis le FSER rares sont les subventions importantes que l'on pouvait encore connaître au début des années 2000 ... donc sans alternative publicitaire que deviennent les radios A ?
(le SIRTI rappel le montant de l'enveloppe du FSER : 30 Millions certes ... mais certaines A ne perçoivent que .... 7000 ou 10000 euros ... ça fait pas beaucoup pour un budget de fonctionnement annuel ... )
Autre argument développé par le SIRTI : La concurrence qui s'est accrue avec le déploiement du DAB+.... qui tend encore plus le marché publicitaire ... Est-ce là la faute des radios A ?
Démarche du SIRTI ...
Le SIRTI demande donc à l'ensemble des radios B concernées par ce problème de faire des remontées précises avec le nom des radios A qui commercialisent un peu ... beaucoup... surtout ...
Ces remontées seront analysées notamment en concertation avec ..... l'Arcom et le Ministère de la Culture !
Pour rappel chaque année l'Arcom reçoit les bilans et comptes de résultats des radios A avec le descriptif du chiffre d'affaires publicitaires et le montant total des subventions ...
Conclusion/Questionnement :
Les radios A pourront-elles aussi faire remonter auprés de l'Arcom le nombre et le nom des radios B qui travaillent à 90 % en voice-track tout en engrengreant des dividendes
du GIE et de la pub locale non négligeables ?
Les radios B en région ont bien souvent une audience supérieure aux radios A et une force de frappe commerciale incomparable avec la structure d'une radio A....donc :
- Est-ce le tarif prohibitif de certaines B qui fait que certains contrats leur échappent ?
- Est-ce l'approche du client/de l'annonceur qui est un peu trop "commercial" et souvent "hard' car la concurrence entre B fait rage (sans oublier les supports écrits digitaux etc.. ) qui fait que des B perdent des clients ?
Encore une fois nous sommes en 2022 et si les instances, syndicats et autre représentants des radios commerciales pensent que la radio A se fait encore dans 20M2 avec trois câbles et une table de mixage POWER 403... ils sont loin du compte ...
Les radios A, qui pour certaines ont souvent bien plus de salariés que certaines B, ont des charges de diffusion, salaires, loyers etc... comme toute structure morale ...
Affaire à suivre...