Je crois que la réponse à la question posée dans ce post va bientôt devenir une évidence.
5,3 en AC en juillet-août 2021, 457 000 auditeurs en moins sur un an, Bleu passe sous la barre des 3 millions d'auditeurs.
Cette chaîne va t'elle connaître une déroute à la Europe 1 avec exactement les mêmes erreurs stratégiques (ADN dillapidé, ligne éditoriale totalement foutraque, une radio qui se prétend 100% locale mais qui était nationale pendant une majeure partie de son temps cet été, sans oublier les quelques émissions locales dont on se demande vraiment ce qu'elles fabriquent sur cette antenne...etc).
Tout ça est très inquiétant surtout sur une vague d'été traditionnellement favorable aux FB surtout celles du Sud.
C'était et je dis bien "c'était" la radio des vacances que l'on aimait écouter surtout sur son lieu de villégiature : les Roussillon, Provence, Hérault, Pays Basque, Loire Océan, La Rochelle...étaient des petites RMC (des années 70-80) locales, c'était la radio du soleil écoutée par les vacanciers du nord de la Loire qui découvraient Bleu pendant les vacances (avec les émissions spéciales neige et intempéries, c'était LE gros levier de recrutement de France Bleu sauf qu'avec de moins en moins de local et de plus en plus de tranches verouillées par Paris, évidemment ça ne marche plus).
Au moins, avant, Bleu était clairement identifiée : c'était la radio de la région plutôt orientée "vieux" et chansons françaises.
Peu importe ce qu'on pensait de cette image, ça marchait puisqu'on savait parfaitement ce qu'on allait y trouver : des infos et des bons plans LOCAUX, des idées de visites du patrimoine, l'histoire de son territoire, son énergie et sa personnalité, de l'accompagnement, de la musique pas toujours de première fraîcheur mais systématiquement "fredonnante" et efficace... bref, de la proximité affective et géographique.
Aujourd'hui, on ne peut plus dire que c'est une radio "100% locale" (ce slogan a en plus l'incroyable toupet de se foutre de la gueule des auditeurs), c'est une radio nationale qui décroche le matin et le soir, on ne sait pas quelle est la couleur musicale, on ne sait plus à qui elle parle vraiment, ni à quoi elle sert fondamentalement ?
L'esprit de France Bleu (aussi imparfait qu'il pouvait être mais tellement attachant malgré tout) a lui bien disparu, c'est le syndrome Europe 1 appliqué au service public.
Tout ça est d'une tristesse infinie car cette marque pourrait vraiment avoir un rôle majeure dans ce contexte si particulier.