La radio du futur, comment l'imaginez-vous ?

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vieiraMembres +
·89 messages

Puisque nous sommes dans la section bla bla. Que ce soit du côté auditeur, technique, économique quelles sont, selon vous, les tendances en cours et à venir d'ici quelques mois ou plusieurs décennies ?

Je commence, en vrac avec un peu de délire et je l'espère des erreurs :

- le déploiement de l'accès à l'IP en première monte sur tous les véhicules, donc la possibilité d'écouter des radios via l'IP en voiture, donc des milliers de stations plutôt qu'une dizaine tout au plus
- la montée en puissance des habitudes d'écoute des livres audio et podcast, avec plus d'acteurs pro qui se positionnent comme des concurrents de la radio et non des cousins
- une refonte du principe du podcast non en téléchargement mais uniquement en streaming
- des programmes musicaux pas en flux mais automatiques en fonction des goûts de l'auditeur (relevés des comportements de l'auditeur) avec l'injection des modules communs (flash, météo, etc...)
- la possibilité de créer sa grille de programme personnalisée pour intégrer des flux de multiples radios, par exemple les flash de France Info et le flux musical de Skyrock, bref la radio à la carte
- le retour durant un temps des modules de réception radio via les ondes dans les smartphones sur certains continents (je crois que c'est le cas dans certains pays d'Amérique du Sud)
- l'évolution de "la dépendance" aux acteurs du digital, à l'instar de radio France qui semble utiliser les services cloud d'Amazon
- la création de services de radio par d'autres acteurs que les radios traditionnelles, spotify, deezer, Apple, etc... pas seulement pour du flux/mix musical mais aussi du contenu et l'achat de savoir-faire 
- l'extension des plateformes d'écoute de musique en ligne à des services de webradio, en clair je suis abonné à Qobuz et je peux créer ma webradio en piochant dans ce service musical moyennant un léger surcoût d'abonnement
- multiples créations de plateformes de contenus "indépendantes" vivant grâce à leurs abonnés
- de plus en plus la centralisation des studios pour les réalisations extérieures, bref une console à Paris pour récupérer et mixer un festival de musique classique à Montpellier
- comme en télévision une plus grande utilisation de l'achat de programme réalisés par des productions externes
- une baisse des compétences en électronique/audio vers plus de compétences exigées en informatique
- la multiplication des journalistes tri-qualif : radio, écrit pour le web, vidéo
- des contenus conçus à la fois pour l'audio et la vidéo
- la fin de la gratuité pour écouter la radio car il faudra obligatoirement un abonnement pour l'accès aux réseaux
- une augmentation des conflits entre les cultures du droit d'auteur et celles du copyright
- le retour de la publicité durant les émissions, pas sous forme de spot mais d'obligations de citation, jeux, chansons, etc.. à l'ancienne quoi
- extension des "marques radiophoniques" façon NRJ à l'échelle internationale et pas seulement européenne
- une multiplication des webradios/radios pirates puis leur traque et "régulation ou pas"
- rachats et regroupements des radios par des prestataires internationaux dont le modèle économique repose sur la fourniture et le financement de contenus

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vieiraMembres +
·89 messages

@axelp je comprends la remarque et tant mieux si elle a fait rire ! C'est un peu le but de ce post l'imagination en action et peu importe si l'idée ou la vision est ridicule.

- Pour la diffusion hertzienne je fais parti de ceux qui y restent attachés. Dans 30 ans, qu'en sera il ? Est-ce que le coût sera supportable pour les opérateurs ? Pour des raisons financières, certains "gros opérateurs" franchiront-ils le cap de basculer uniquement vers l'IP et donc la fin d'une sorte de "gratuité/sans nécessité d'abonnement". Il y a déjà eu la multiplication des webradios par des grands groupes, des programmes non disponibles via la FM/RNT. Je me demande d'ailleurs s'ils ne se sont pas un peu précipités en morcelant leur propre audience. 

- Pour l'habitude actuelle d'écouter la FM, je suis aussi d'accord (disponibilité des appareils, simplicité/rapidité comme l'indique Ben). Mais, jusqu'à quand ? Ayant aussi un tuner réseau, le temps de démarrage de l'appareil est plus long par rapport au tuner FM. Le nombre de stations s'envole. La possibilité de mémoriser des stations est équivalente. J'écoute par exemple des stations portugaises sans mobiliser l'ordi ou le smartphone. Je m'aperçois que l'écoute de la radio peut être interrompue par la nécessité d'écouter une vidéo... 

- @Ben Effectivement, l'écoute de la radio en faisant autre chose reste l'un de ses atouts, exemple de l'enceinte à commande vocale qui n'incorpore pas de tuner FM ou RNT... ;) joke !

- Pour les radios miettes, il y a peut-être le côté communautaire qui peut s'en sortir : information locale, communauté de langue et de goûts. Pour le modèle économique, c'est peut-être les prestataires de services pour la création de webradios qui vont récolter les fruits de cet engouement !

Il y a 2 heures, Ben a dit :

Pour le podcast, quel modèle économique ? Intégrer de la pub, sous quelle forme, avec quelle mesure d'audience ? Par abonnement ?

- Pour le podcast je pense à l'exemple de audible d'Amazon. L'audience restera probablement marginale par rapport à la radio. Le modèle repose sur l'abonnement ce qui semble attirer ce type d'opérateur (des petites sommes multipliées par des millions d'utilisateurs). Ils commencent à faire des livres audio avec une bande son "type cinéma", en exagérant mieux qu'à la radio. A voir si cela restera marginal.

Je n'ai aucune crainte sur la continuité des programmes radiophoniques qu'ils soient musicaux ou de blabla. C'est un peu comme les écrivains, chanteurs, maçons, il y en aura toujours.

Dans les idées, farfelues mais peu importe, je vois bien des stations se positionner sur le son, sans traitement et l'argumentaire du très gros débit et d'excellence et tout le reste pour faire avaler que c'est mieux. 

 

 

 

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