Bretagne 5 : la galère

Plus anciens d’abord Plus récents d’abord

2 messages · 1 157 vues · ouvert

Ce sujet faisait partie des archives de l’ancien forum. Son premier et son dernier message ont été repris ; les réponses intermédiaires n’ont pas pu être récupérées.

Moa

Extrait du journal "Le Télégramme" de ce jour :

Créée en 2015 à Quessoy, la radio associative Bretagne 5 a décidé de pousser un coup de gueule alors que le Fonds de soutien à l'expression radiophonique lui réclame 16.000 €. La radio invite Françoise Nyssen, ministre de la Culture, à venir discuter de l'avenir des radios associatives.

« Ils nous emmerdent mais nous aussi on va les emmerder en allant jusqu'au bout. » Depuis quelques semaines, Stéphane Hamon, directeur et rédacteur en chef de la petite radio associative Bretagne 5, née en 2015 et basée à Quessoy, ne décolère pas. Pour un retard d'envoi de justificatifs, le Fonds de soutien à l'expression radiophonique (FSER) lui demande de rembourser les 16.000 € octroyés aux radios au moment de leur création. 

« Nous devions justifier de l'utilisation de ces fonds un an après la création de la radio », explique Nathalie Villalon, la présidente de Bretagne 5. « Mais à cette période-là, j'ai perdu mon père et j'ai complètement oublié d'envoyer les documents. » L'équipe de la radio assure avoir tenté de les transmettre quelque temps plus tard, ce qui aurait été refusé par le FSER.

« Un cas très rare »

Du côté du Fonds de soutien à l'expression radiophonique, le son de cloche est tout autre. « Notre objectif est de soutenir les radios mais, comme il s'agit d'argent public, elles sont ensuite tenues d'indiquer de quelle façon elles l'ont employé », rappelle Laura Debezy, la secrétaire générale du FSER, rattaché au ministère de la culture à Paris. 

« Dans cette affaire, nous n'avons pas reçu les éléments au bout d'un an. Et malgré de nombreuses relances, les documents ne nous sont jamais parvenus. » Assurant avoir attendu « très longtemps », la structure a décidé de transmettre le dossier au fisc. « C'est un cas très rare », poursuit Laura Debezy. « Mais nous espérons que cela s'arrange rapidement. D'autant plus qu'ils ont déposé un dossier pour une autre subvention et que nous ne pourrons le traiter qu'une fois le remboursement effectué. »

 

Prêts à aller au tribunal administratif

À Quessoy, pourtant, la question du remboursement ne semble pas couler de source. « Rembourser nous obligerait à renflouer avec nos fonds propres. Mais, surtout, on en fait une affaire de principe devant l'excès de bureaucratie », rétorque Frédéric Guyon, directeur technique et réalisateur. « S'il le faut, on ira devant le tribunal administratif. » Surtout, l'équipe de la radio, la dernière en France à émettre en onde moyenne et à proposer une météo marine, a décidé de faire de cette histoire un exemple « de tout ce qui pèse sur les radios associatives et dont on ne parle jamais. »

Françoise Nyssen invitée

« Les radios associatives vivent des subsides publics. Personne ne dit jamais rien sur le fonctionnement du FSER car les subventions qu'il octroie représentent 50 à 60 % du budget de ces radios », attaque Stéphane Hamon. Peu importe que le FSER, par la voix de Laura Debezy rappelle qu'il a « pour objectif de soutenir les radios ». Le directeur de la radio, qui anime aussi la matinale a décidé de partir en croisade contre la loi de 1986 relative à la liberté de communication et contre le FSER, dont il réclame une réforme. 

« La Région a choisi de financer la culture et les radios associatives et elle a une connaissance du terrain. L'État pourrait lui déléguer la gestion du fonds », propose celui qui envisage de faire plancher des avocats constitutionnalistes sur la question. Mardi, dans sa matinale, il a même invité la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, à venir à Quessoy et à discuter de la question qu'il juge fondamentale pour l'avenir des radios associatives. « Tant que nous n'aurons pas de réponse, on ne paiera pas », prévient-il.

Vous avez quelque chose à dire ?

Connectez-vous ou créez un compte pour répondre, en texte ou en message vocal.

Moa

Deuxième couche.

Bretagne5 s'indigne : La ministre de la culture n'est toujours pas venue dans leurs studios.

C'est inadmissible.

On ne peut même plus convoquer un ministre !

Pourtant, quand on a fait une grosse connerie et qu'on persiste, le plus simple est de gueuler plus fort en espérant intimider l'autre.

Encore raté !

Mais B5 ne parle pas au nom des radios associatives qui, elles, respectent les règles en vigueur et ne réclament pas de statut particulier.

Le FSER réclame son du et c'est normal. Rappelons que l'application de la règle garanti à chacun un traitement équitable et la pérennité du fonds. L'égalité de traitement est un principe de droit et les privilèges ont été abolis la nuit du 4 août 1789. Ceci s'applique même à ceux qui font la météo marine.

Quand à la ministre de la Culture, il serait tout de même curieux que, par sa présence, elle valide la contestation envers ses propres services alors qu'il ne font que leur travail.

B5 devient surréaliste ...

 

 

Vous avez tout lu.2 messages affichés sur 2