Avec une baisse significative de l'audience, (-2 pts en 2 saisons) les indésRdios sont entrés dans une tourmente :
-Les pertes d'audiences (et de C.A durant le confinement) se compensent par l'augmentation massive des volumes de la publicité nationale : 10 minutes (hors offre multivilles) sur les 12mn / heure, autorisés par l'Arcom.
Ce choix est une double peine : moins de place pour la publicité locale, "ça sonne moins local" et/ou, des tunnels de 7,8 voir 9 minutes par demi-heure !!!
Ajouter à cela des écrans écrins et des sponsors locaux.
Voilà le cocktail qui fait fuir depuis 2 ans les auditeurs. Les retours aux standards des radios sont implacables.
De fait, on continue à entretenir cette spirale.
Pourtant, il existe des solutions pour sortir par le haut.
Encore faut-il les entendre chez les indésRadios, où les radios de catégories D et les B -qui n'ont plus d'ancrage local à force de rachats et concentrations- ont pris le pouvoir sur les véritables radios de proximité. Chez ces dernières (qui représentent 30% de l'audience du GIE) on évoque de plus en plus une scission si rien n'est fait d'ici à la fin d'année. Cela sonnerait la fin des indésRadios.
Les 2,3 millions d'auditeurs représentés par 40 stations seraient donc à "vendre" auprès de Lagardère ou NRJ GROUP. D'ailleurs d'anciens des IndésRadios qui gravite dans ces sphères concurrentes sont en train de préparer le terrain.
Ajoutons à cette spirale, la nouvelle étude EAR de médiamétrie qui fait fi des territoires locaux (là où les indésRadios sont meilleures que les réseaux nationaux) au profit des départements, où le national est meilleurs. Un piège tendu par certains groupes à coup de pression sur médiamétrie et acté par les indésRadios eux même.
Le coup de grâce.
Voici le coeur du problème. Plus aucune place quasiment pour la pub locale. Qui à envie de se farcir 6 minutes de national avec carglass, leclerc avec ses 5€ de tickets leclerc sur les couches bébé.....
Les gens vont reprocher aux radios d'avoir trop de pub, et les annonceurs locaux de pas avoir assez d'impact vu qu'ils sont noyés dans le tunnel. Double peine et au final perte de chiffre sur le local. Sans compter les pertes de crédibilité/audience éventuel.
Parlons aussi de leurs écrans imposés "vip" comme ils disent aux indés... Comme si les 10 minutes de pub à 15 et 45 suffisaient pas.
Avec des règles de plus en plus arbitraires au fil des années. Avant une tranche de 1h pour les passer sans trop de règles. Désormais uniquement première demi heure, espacée de tout écran ou sponsor de au moins 3 minutes. Sur certaines tranches (comme à 8h) ça peut être tendu avec les infos, les speaks, les pubs les chroniques eventuelles etc... Un cauchemar pour les programmateurs, les animateurs et aussi.... les auditeurs..
NRJ