Le CNRA et la SNRL, via leur filiale commune « Les Locales », s’engagent en politique afin de lutter contre « l’extrême droite » représentée, selon leur analyse, aux prochaines élections municipales, par le Rassemblement National.
Ces deux organismes se sont alliés au site radical « streetpress » qui se qualifie lui-même d’engagé à gauche.
En visitant ce site, chacun pourra y trouver une méthode pour agir dans le sens de l’extrême gauche.
Ce qui est étonnant (et scandaleux ?), c’est que des organismes professionnels sensés représenter TOUTES les radios s’engagent dans un combat politique, voire politicien. Est-ce leur rôle ?
Ceci implique plusieurs questions :
1 – Les déclarations des organismes ci-dessus engagent leurs adhérents puisqu’ils en sont les représentants. On-t-ils reçu leur accord préalable ? Peut-on connaitre le résultat de la consultation ?
2 – Les communes qui pourraient être dirigées par le RN continueront-elles à subventionner les radios du SNRL et de la CNRA ? De même pour les communautés de communes.
3 – En adoptant les positions radicales de « streetpress » les radios ne se mettent-elles pas en contradiction avec leurs obligations contractuelles de pluralité, de neutralité et d’indépendance, clairement fixées par leur convention avec l’ARCOM ? En violant ces obligations, sont-elles prêtes à assumer les éventuelles sanctions ? Accessoirement, il serait intéressant de connaitre la postions de l’ARCOM sur ce point.
4 – En cas de victoire de la droite aux législatives, le gouvernement qui en serait issu continuera – t – il à financer, via le FSER, des militants ennemis ?
Cette initiative irresponsable des organismes ci-dessus devrait inciter les radios adhérentes à les quitter au plus vite avant d’en être victimes. Fuyons pendant qu’il en est encore temps !