Salut,
Avec quelques collègues, nous avons noté l’émergence de plus en plus de pervers narcissiques dans le milieu de la radio.
Qu’est-ce qui explique ce phénomène ? La notoriété ? La suprématie de certaines personnes envers d’autres ?
De surcroît, si l’on croit que la radio vit ses plus mauvais jours, devrait-on penser à travailler avec les autres ? Ou au contraire, continuer de rester dans son coin et se satisfaire de son égo personnel ?
Le débat est ouvert. Mais attention, nous souhaitons un débat sensé, sans injure et sans nommer qui que ce soit. Un débat démocratique tout simplement.
Pervers narcissique, l’appellation semble un peu forte puisque pénalement reconnu. Si cela existe, ce ne sont que des cas particuliers. Ce n’est pas la radio et son fonctionnement qui engendre particulièrement ces dérives.
Mais oui le narcissisme est très présent dans nos métiers et notamment en radio musicale commerciale. En revanche, sur quoi vous basez vous pour pouvoir dire qu’il y en aurait plus aujourd’hui? Vous parlez de jeunes qui cherchent uniquement la gloire?
Ceux qui durent sont souvent des gens qui savent écraser leurs rivaux tout en se faisant passer pour des agneaux. À ce jeu là, il y a en effet beaucoup de champions!
Il n’y a qu’à voir les radios jeunes. Les pointures ou les boss sont pour la plupart cinquantenaires bien tassés. Quand dans les années 90, on pouvait être directeur de radio dès la vingtaine. Certains le justifieront en expliquant que le talent, l’expérience et la mentalité ne sont plus au rendez-vous. C’est surtout que personne n’a intérêt à voir de nouveaux concurrents émerger. Le vieillissement du média radio arrange beaucoup de monde, surtout ceux qui ont de bonnes situations aujourd’hui.
Notre média s’est transformé en activité routinière où les anciens font tout pour garder leurs fonctions. La conséquence est un immobilisme qui étouffe la créativité rendant le média radio de moins en moins intéressant et de plus en plus ringard comparé à ce qui se passe sur internet, sous les yeux lointains et impuissants du CSA.