il y a 12 minutes, JFA a dit :Je suis en train de vous lire et je trouve que vous vous perdez dans des histoires de DAB+, de FM et de numérisation de l'AM. Même si tout ce que vous dites n'est pas stupide, vous vous éloignez beaucoup de la raison réelle de fuite des auditeurs des Musicales françaises : LE CONTENU DE CES RADIOS ET LEURS PROGRAMMES.
Oui j'ai bien dit Musicales françaises car ailleurs il t'a de très bonnes radios et c'est bien un mal français...
Bien évidemment je ne peux qu'être d'accord, car toute la problématique part de là.
Pour ma part, j'essaie de comprendre justement pourquoi ce problème est typiquement français et pourquoi il n'y qu'en France où se problème persiste, si l'on compare aux autres pays européens/internationaux.
Je pense qu'il peut y avoir différents facteurs qui rentrent en compte concernant cette problématique de programmation musicale sur nos radios françaises.
Tout d'abord, je pense que les dirigeants actuels sont beaucoup trop axés sur l'aspect économique, le profit et les bénéfices, plutôt que de se consacrer réellement à produire une belle radio, avec des émissions innovantes et novatrices ainsi que de bonnes programmations musicales, avec des rotations beaucoup plus larges et de la nouveauté permanente.
On le voit bien avec des coupures publicitaires de plus en plus longues au fil du temps et une politique marketing axée sur ce qui "cartonne à l'étranger" plutôt que de se consacrer à ce qui pourrait réellement fonctionner en France pour faire une bonne radio.
La veille informationnelle internationale est très importante dans le domaine de la radio. Je ne dis pas qu'il faille "copier" ce qui se fait à l'étranger, mais nous devons pouvoir nous en inspirer afin d'en tirer le meilleur et l'adapter au modèle français, à notre propre culture française.
De nos jours, j'ai l'impression que l'on se base sur le TOP 100 Itunes/Shazam/Spotify, etc. pour concevoir une programmation musicale de qualité, mais je n'appelle pas ça "faire de la radio".
"Faire de la radio" est bien plus complexe que cela, et cette problématique peut également être constatée au niveau des émissions redondantes, du manque de nouveauté, des speechs bien trop peu naturels...
Il y a également les restrictions imposées par les autorités (les quotas notamment) qui, à mon humble avis, constituent une certaine restriction de créativité chez nos programmateurs musicaux. Je ne pense pas que ce soit le facteur le plus déterminent, mais cela doit tout de même avoir une certaine conséquence quant au développement d'une programmation musicale de qualitative, de part la diversité des morceaux diffusés, que ce soit au niveau des artistes, comme au niveau des styles musicaux.
Il y a également un grand problème que l'on peut rencontrer, c'est que la plupart des radios musicales françaises sont des "fourre-tout", où l'on peut trouver une programmation musicale mêlant rap, pop, variétés nationales et internationales, électro, etc.
Il n'y a pas de réelle identité propre à chaque radio, ce qui est déplorable lorsque l'on se revendique comme étant une radio spécialisée dans l'électro, la dance, le rap, la variété, la pop, le rock etc.
Cela n'a rien de bon de tout mélangé pour faire une programmation musicale : la quantité ne fait pas la qualité comme on dit si bien !
Je pense qu'il y a une certaine négligence de l'identité musicale de nos radios en France, de la part des dirigeants. Un retour aux sources pourrait être une solution, une programmation musicale variée mais axée sur un style musicale propre à chaque radio, afin d'éviter le "fourre-tout".
L'auditeur qui écoute une radio "pop/rock" par exemple, n'a peut-être pas envie d'écouter du rap ou de l'électro.
Il faut que les radios françaises soient dotées de leur propre identité musicale, ce qui constituerait un atout considérable.
C'est pour cela que j'en viens au développement du DAB+, qui pourrait apporter une solution. Non pas une résolution du problème dans sa totalité, car trop de facteurs rentrent en compte, mais une solution apportée de part l'émergence de nouvelles radios à l'échelle nationale qui se consacrent davantage à la qualité plutôt qu'à la quantité.
Cela reste à voir, bien évidemment, mais je pense que les mois et les années à venir peuvent nous apporter de belles choses en matière radiophonique en France.